Il est tard... Enfin pas tant que ça en fait...
Mais voilà, je viens de me taper le gros coup de blues de la nuit... J'ai un vague fond sonore à la Goldman, "ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard".
Et puis j'ai envoyé un message à deux personnes. Pourquoi elle ? Parce que je sais qu'elle se serait reprochée de ne pas avoir été là, qu'elle m'enverrait plein d'amour en un seul message...
Pourquoi lui ? Je sais même pas à dire vrai. Peut-être parce que je savais que ce serait la seule personne réveillée ou qui ferait genre... peut-être parce que je savais qu'il pourrait trouver les mots.
Il en a trouvé... pas ceux auxquels je m'attendais à dire vrai...
Ne pas lâcher prise... tenir bon... qu'après tout demain ne pourra pas être pire qu'aujourd'hui... que les choses avancent, que ça ira... que si moi je lâche il fera comment après pour suivre ma route...
Il a même fini par me faire sourire...
Et j'ai eu envie de me lever pour écrire ça... pour ne pas l'oublier peut-être. Ne pas oublier ce moment où tout m'a semblé si noir pendant quelques minutes, quelques heures... quelques jours même à bien y réfléchir.
Ne pas oublier que cette solitude, cette impression que rien ne va, que tout s'échappe et qu'on sortira jamais de ce trou, que le bord paraît tellement loin... que tout ça s'efface, qu'il suffit de tenir bon... qu'on vous tendra la main et qu'on vous aidera à sortir de là... Doucement mais surement...
Et ne pas oublier cette lueur qui brille là haut... se dire qu'on finira bien par l'atteindre, par la sentir réellement... et qu'on pourra tendre la main à son tour...
Il y a un livre que j'ai relu dernièrement, je ne comprenais pas pourquoi j'avais tellement accroché dessus... ça parle de savoir quand tenir bon, quand lâcher prise.
C'est tout sauf le moment de lâcher prise.
Alors je tiendrais... ça sera pas facile mais je tiendrais... grâce à Jiminy...
Ce soir j'ai eu un gentil criquet pour veiller sur moi... Et ça, ça vaut tout l'or du monde...
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